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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

tablier sans couture. En expliquant l’affaire, vous trouverez cela dans un bon magasin de soieries. Plus, j’ai une guitare chez Puget que je désirerais ravoir (la guitare, s’entend). Veuillez la faire redemander par madame Saint-Agnan, et, s’il n’y a pas de boîte, veuillez la faire emballer et tenir ces choses prêtes chez vous, où M. de Sèze les ira prendre pour me les apporter. Cela lui procurera le plaisir de vous voir, dont il est fort désireux. Il nous a demandé votre adresse.

Remettez-lui aussi le volume de Paul-Louis Courier, et recevez tous mes remerciements.


XXXII

À M. JULES BOUCOIRAN, À NOHANT


Périgueux, 30 novembre 1829.


Mon cher Jules,

Comment vont mes enfants ? et vous ? et tous les miens ? Je suis impatiente d’avoir de vos nouvelles et des leurs. Je n’en ai pas encore reçu et je suis bien près de m’en tourmenter.

Vous étiez de retour à Nohant vendredi soir, vous auriez dû m’écrire le lendemain ; peut-être demain matin aurai-je une lettre de vous ou de mon frère. J’en ai besoin pour être tout à fait contente ; car, à tous autres égards (vous prétendez que c’est mon mot), je suis bien de corps et d’esprit.