Page:Sand - L Autre.djvu/31

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JEANNE.

Rien ; mais, quand elle le revoit, c’est une émotion pour elle, son rêve d’Écosse lui revient.


CÉSAIRE.

Parce que M. Maxwell est de ce pays-là ? Eh bien, cette liaison d’idées s’explique. Qu’importe, d’ailleurs ? Hélène se souvient si peu de sa mère !


JEANNE.

Elle ne s’en souvient pas du tout.


CÉSAIRE.

Alors, ses rêves n’ont rien de triste.


JEANNE, à part.

Ils sont affreux, au contraire ! Mais, le voici, monsieur Maxwell !




Scène III


Les Mêmes, MAXWELL.




MAXWELL.

Votre serviteur, mademoiselle Jeanne. Je me réjouis de vous retrouver toujours aussi fraîche et aussi belle.


CÉSAIRE, touché

Ah ! n’est-ce pas, que mademoiselle Jeanne… ?


JEANNE.

Eh bien, Césaire, vous allez me faire des compliments, à présent ? (Césaire est troublé. À Maxwell.) Vous avez fait un bon voyage, monsieur ?


MAXWELL.

Le voyage qui me ramène ici me paraît toujours heureux.


JEANNE.

Vous aimez beaucoup nos montagnes nues ? vous devriez préférer vos belles bruyères.