Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/228

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ANGELO.

Il expire.


ROLAND.

Mon maître !…


LUPO.

Vengeance divine, écrase-moi ! (Il tombe sur le corps de son père.)


ANGELO.

Cette fois il est perdu, j’espère ! Ô Satan, prends-le ! sois plus fort que Dieu même.


SATAN, ailé et flamboyant, sortant de terre entre lui et Lupo.

Suivez-moi tous deux dans la vie et dans la mort, toi qui as accompli le parricide, et toi qui l’as fait commettre ; vous m’appartenez sans rémission. De tels forfaits sont le triomphe de l’enfer et la limite de la protection d’en haut.


LIVERANI, se ranimant.

Tu mens, ennemi de Dieu ! La pitié céleste est sans bornes, et les larmes du cœur lavent les plus grands crimes. Ne désespère pas, mon fils ; tu peux te racheter par la douleur, fléchir Dieu par l’amour, le glorifier par la confiance…