Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/257

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dote concise dont le trait, tant soit peu satanique, déridait le noble foyer. — Jamais la figure osseuse et abasourdie du laquais qui venait de sonner ne s’était présentée devant lui dans un moment plus opportun ; une lettre fut bientôt ouverte. Voici ce qu’elle contenait :

« Mon cher ami, prêt à partir pour, etc., où je reste trois semaines, j’ai à te dire que, etc.

» Signé : Trois-Étoiles.

» Post-scriptum. Fais-moi le plaisir de m’envoyer deux douzaines de crayons et de monter mes chevaux le plus souvent que tu pourras ; tu sais qu’ils sont à toi et que cela m’oblige. Adieu, au revoir, Garnier. »

Que pensez-vous que fit Garnier ? qu’il se montra joyeux, qu’il courut à son habit vert ? Il ne se montra point joyeux ; il courut à son habit vert, c’est vrai, je n’en disconviens pas, mais il fronça les sourcils ; ses mains allèrent naturellement