Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/274

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et tous les soirs, devant la ville et la campagne, pour rattacher à cette bouche adorée la perle qui en était tombée ! comme il souffrait pour elle ! comme de grosses larmes roulaient dans ses yeux ! comme il la suivit tristement lorsque, prenant son châle et son chapeau, elle se fut enfuie dans le jardin pour y pleurer à chaudes larmes !

Amélie était au désespoir ; son étoile était tombée dans l’immensité. De tant de plaisirs et d’orgueil, il ne lui restait que la pitié du monde, et quarante ans à vivre avec une dent de moins.

La belle Amélie prit Garnier pour amant ; elle est partie avec lui pour l’Italie. Les dernières lettres de Milan annoncent que sa dent est parfaitement remplacée, et qu’elle a les noisettes en horreur.