Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/205

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plongé dans une méditation profonde ; je ne sais quelle pensée traversait son cerveau, mais ce n’était plus le même homme.

« Ni ton corps, ni ton âme ! s’écria-t-il enfin, replaçant sur elle, avec un chaste respect, le châle qu’en entrant il lui avait arraché ! Rose, voulez-vous vous fier à moi… à moi seul ?

« — Non, monsieur.

« — Non.

« — Je ne puis être votre maîtresse, car je vous aimerais peut-être, et ce serait aimer le vice. Je serais perdue. Au lieu qu’autrement, mon cœur ne se donnera jamais ; l’horreur