Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/228

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ce fût là la femme fière et forte dont le froid désespoir avait eu tant de puissance sur lui quelques heures auparavant. La scène de la nuit lui apparaissait comme un songe, comme une hallucination de l’ivresse. Il resta debout, silencieux, content, dévorant, dans une chaste ivresse, ces charmes qu’il avait eu le bonheur de ne point profaner, ces jolis sourcils qui formaient une bande pure et nette au-dessus des paupières veinées de bleu, ce front lisse, dont les contours se perdaient sous les ombres d’une chevelure noire, cette joue fine et veloutée, parée de l’éclat que donne le sommeil aux joues d’un