Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome I, 1831.djvu/230

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qui ménage la bise au jeune duvet du vautour, qu’as-tu fait pour les pauvres filles ! »

Il n’osait se résoudre à la réveiller. Pauvre enfant ! elle dormait si bien ! Quelle vie rude et fantasque pour une aussi frêle créature, pour une si tendre fleur ! Que de chagrins, que d’humiliations dévorés dans cette âme précoce ! Quels rudes et ignobles assauts pour une vertu qui n’avait pas encore eu le temps de se reconnaître, et qui faisait usage de sa force par instinct et par goût ! Pauvre fille, qui ne s’était pas éveillée dans l’atmosphère du vice et qui, en cachette, avait rêvé la vertu,