Page:Sand - Rose et Blanche ou la comédienne et la religieuse, Tome III, 1831.djvu/8

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torrens d’injures dont l’accablait son patron chaque fois que le vent, venant à tourner, contrariait ses manœuvres. Après avoir exhalé en imprécations sa colère et sa peur, celui-ci, dans un moment de rage, lança un crochet de fer à la tête du matelot ; il aurait eu le crâne brisé sans la promptitude calme avec laquelle il évita le coup. Mais le fer passa assez près de lui pour lui effleurer la joue, qui se couvrit aussitôt de sang. Révolté d’une semblable brutalité, le premier mouvement de Maurice fut de saisir le pilote à la gorge et de le repousser rudement dans la cale où il roula en vomissant