Page:Sauvage - Tandis que la terre tourne, 1910.djvu/67

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
67
l’arc-én-ciel

D’avoir en regardant une abeille quêteuse
Ri sans me souvenir que tu n’étais pas là,
D’avoir été d’aurore et de fleurs presque heureuse
Tandis que le pollen mariait les lilas ;
Je me reprocherai l’écart d’une pensée,
Un regard trop hardi jeté sur un passant ;
Car pour toi je me veux aussi pure et fermée
Qu’une étoile de lait qui sur la nuit descend.