Page:Sauvage - Tandis que la terre tourne, 1910.djvu/72

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
72
tandis que la terre tourne


ÉCOUTE, TOUT MON CŒUR SE DÉCHAÎNE


Écoute, tout mon cœur se déchaîne et t’appelle,
C’est fini des pâleurs timides et des cris
Qui restent dans la gorge en pleurs de tourterelles.
C’est fini des mots bleus et des gestes fleuris.
C’est fini de t’aimer en nouant des guirlandes
D’avril sur tes cheveux, en me pendant à toi
Comme un panier de joncs où meurent des lavandes
Quand la lune le soir nous conduit dans les bois.