Page:Say - Mélanges et correspondance d’économie politique.djvu/76

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Report… 300 millions.
La mobilière… 60
Et (malgré ma vive résistance) les patentes… 16
Les frais de tout cela… 19

Total des impôts directs de la constituante… 395 millions.


Vous voyez, mon cher Say, que, si je n’étais pas avant tout un fort bon homme, il me serait tolérable d’être un peu fâché.

J’ai engagé l’assemblée constituante à réformer la gabelle, les aides, la marque des fers et celle des cuirs, qui avait détruit nos tanneries, les droits sur les papiers et cartons, qui avaient nui a nos fabrications, enfin les droits cf entrée des villes et des bourgs, et le monopole du tabac. — Laquelle regrettez-vous de ces sales guenilles ? Par quelle autre de semblable étoffe trouveriez-vous bon de les suppléer ? Par rapport à la marque des cuirs, je soupçonne qu’on va vouloir la rétablir ; on l’a déjà tenté il y a dix ou douze ans ; je charge madame Dupont de vous envoyer le rapport que je fis à ce sujet en 1788. Vous y verrez avec quel soin, quel scrupule travaillaient ces économistes conseil-