Page:Schirmacher - Le Feminisme.djvu/62

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sent de bourses et décernent des prix pour des travaux scientifiques ou littéraires.

Ce sont de grands internats, avec des bâtiments (Halls) en briques rouges, entourés de jardins. Holloway College, ainsi nommé d’après son fondateur, le richissime industriel Holloway, est construit sur le modèle du château de Chambord. C’est une résidence vraiment royale. — Si les études sont différentes, la vie de ces Colleges ressemble à celle des Universités de femmes américaines : on y consacre beaucoup de temps aux exercices du corps, les étudiantes jouent au tennis, au golf, font de la bicyclette, tirent l’aviron, etc.

À Newnham, elles ont même formé une fire-brigade, un corps de sapeurs-pompiers, qui est parfois brusquement alarmé par son chef, dresse des échelles de sauvetage et s’amuse à « sauver » les vieux meubles qui se trouvent sous les combles du College.

L’intérêt politique des étudiantes est éveillé dans les debating-clubs des Universités, où l’on discute les actualités parlementaires et sociales, où l’on se passionne pour le home rule, et se déclare libéral ou conservateur, selon les traditions de la famille ou l’opinion personnelle.

Les étudiantes sont admises à ces Universités après avoir passé un examen d’entrée qui porte sur le grec, le latin, les mathématiques et une langue moderne. Cet examen, dans le langage spécial des écoles (le slang) s’appelle : la petite course (the little go). C’est le baccalauréat anglais.

Une fois admises, les étudiantes reçoivent l’enseignement supérieur, soit de professeurs femmes, habitant le College (resident lecturers), soit de ceux de professeurs de l’Université de Cambridge ou d’Oxford