Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Guizot, Didier, 1863, tome 4.djvu/239

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CÉLIE.—Un nom qui ait quelque rapport avec ma situation : plus de Célie ; je suis Aliéna[1].

ROSALINDE.—Mais, cousine, si nous essayions de voler le fou de la cour de ton père, ne servirait-il pas à nous distraire dans le voyage ?

CÉLIE.—Il me suivra, j’en réponds, au bout du monde. Laisse-moi le soin de le gagner : allons ramasser nos bijoux et nos richesses ; concertons le moment le plus propice, et les moyens les plus sûrs pour nous soustraire aux poursuites que l’on ne manquera pas de faire après mon évasion : allons, marchons avec joie… vers la liberté, et non vers le bannissement !

(Elles sortent.)

FIN DU PREMIER ACTE.

  1. Aliena, mot latin ; étrangère bannie.