Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Guizot, Didier, 1863, tome 4.djvu/363

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et pour l’être toujours il ne nous faut que du secret.—Que mes brebis aillent où elles voudront.—Viens, mon cher enfant, viens chez nous par le plus court.

LE FILS.—Prenez, vous, le chemin le plus court avec ce que vous avez trouvé ; moi, je vais voir si l’ours a laissé là le gentilhomme, et combien il en a dévoré. Les ours ne sont jamais féroces que quand ils ont faim ; s’il en a laissé quelque chose, je l’ensevelirai.

LE BERGER.—C’est une bonne action : si tu peux reconnaître par ce qui restera de lui quel homme c’était, viens me chercher pour me le faire voir.

LE FILS.—Oui, je le ferai, et vous m’aiderez à l’enterrer.

LE BERGER.—Voilà un heureux jour, mon garçon, et nous ferons de bonnes actions avec ceci.

(Ils sortent.)


FIN DU TROISIÈME ACTE.