Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1865, tome 1.djvu/180

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

fiez-lui mes inquiétudes — de mère à son égard ; dites-lui qu’il soit — quelque temps avare de sa présence, de peur qu’il — n’échoue dans ce qu’il entreprends.


HORATIO.

Madame, ne doutez pas de mon obéissance. — Je pense que déjà la nouvelle de son arrivée est — parvenue à la cour. Observez le roi, et vous — découvrirez vite que le retour d’Hamlet le déconcerte.


LA REINE.

Mais qu’est-il advenu de Gilderstone et de Rossencraft ?


HORATIO.

Hamlet une fois débarqué à la côte, ils sont partis pour l’Angleterre. — Et dans les dépêches il est écrit que le supplice, — d’abord destiné à lui, doit leur être infligé. — Par un grand hasard, Hamlet avait sur lui le sceau de son père. — Et tout ce changement a été fait sans qu’on s’en aperçût.


LA REINE.

Que le ciel soit remercié d’avoir protégé le prince. — Horatio, je prends encore une fois congé de toi, — en envoyant à mon fils mille maternelles bénédictions.


HORATIO.

Adieu, madame.

Ils sortent.



Scène XVI[1]

[Dans le château.]


Entrent le Roi et Léartes.



LE ROI.

Hamlet revenu d’Angleterre ! est il possible ! — Quelle est cette aventure ? Ils sont partis, et lui, il revient.

  1. Voir la scène xviii dans le second Hamlet.