Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1868, tome 7.djvu/277

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ROMÉO, à la nourrice.

— Qui donc est sa mère ?


LA NOURRICE.

Eh bien, bachelier, — sa mère est la maîtresse de la maison, — une bonne dame, et sage et vertueuse ; — j’ai nourri sa fille, celle avec qui vous causiez ; — je vais vous dire : celui qui parviendra à mettre la main sur elle — pourra faire sonner les écus.


ROMÉO.

C’est une Capulet ! — Ô trop chère créance ! Ma vie est due à mon ennemie (64) !


BENVOLIO, à Roméo.

— Allons, partons : la fête est à sa fin.


ROMÉO, à part.

— Hélas ! oui, et mon trouble est à son comble.


CAPULET, aux invités qui se retirent.

— Çà, messieurs, n’allez pas nous quitter encore : — nous avons un méchant petit souper qui se prépare… — Vous êtes donc décidés ?… Eh bien, alors je vous remercie tous… — Je vous remercie, honnêtes gentilshommes, bonne nuit (65). — Des torches par ici !… Allons, mettons-nous au lit !

À son cousin Capulet.

— Ah ! ma foi, mon cher, il se fait tard : — je vais me reposer.

Tous sortent, excepté Juliette et la nourrice.

JULIETTE.

— Viens ici, nourrice : quel est ce gentilhomme, là-bas ?


LA NOURRICE.

— C’est le fils et l’héritier du vieux Tibério.


JULIETTE.

— Quel est celui qui sort à présent ?