Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 10.djvu/342

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

Arrachons les plumes naissantes de l’aile de César, — et il ne prendra qu’un ordinaire essor ; — sinon, il s’élèvera à perte de vue — et nous tiendra tous dans une servile terreur.

Ils sortent.

Scène II.


[La voie sacrée.]


Entrent en procession, au son de la musique, César, Antoine, paré pour la course ; Calphurnia, Portia, Décius, Cicéron, Brutus, Cassius et Casca, suivis d’une foule de gens du peuple dans laquelle se trouve un devin.

CÉSAR.

— Calphurnia !


CASCA.

Holà ! silence ! César parle.

La musique cesse.

CÉSAR.

Calphurnia !


CALPHURNIA.

— Me voici, monseigneur.


CÉSAR.

— Tenez-vous sur le passage d’Antoine, — quand il accomplira sa course… Antoine !


ANTOINE.

César, monseigneur ?


CÉSAR.

— N’oubliez pas dans votre hâte, Antoine, — de toucher Calphurnia. Car nos anciens disent que — les femmes infécondes, touchées dans ce saint élan, — secouent le charme qui les stérilise (26).