Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 10.djvu/429

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BRUTUS.

— Allez me recommander à mon frère Cassius : — dites-lui de porter ses forces de bonne heure à l’avant-garde : nous le suivrons.


VARRON ET CLAUDIUS.

Ce sera fait, monseigneur.

Ils sortent.



Scène XIV.


[Les plaines de Philippes.]


Entrent Octave, Antoine et leurs amis.

OCTAVE.

— Eh bien, Antoine, nos espérances sont justifiées. — Vous disiez que l’ennemi ne descendrait pas, — mais qu’il tiendrait les collines et les régions supérieures. — Ce n’est pas ce qui arrive : voici leurs forces en vue. — Ils prétendent nous braver ici, à Philippes, — répondant à l’appel avant que nous le leur adressions.


ANTOINE.

— Bah ! je suis dans leur pensée, et je sais — pourquoi ils font cela. Ils seraient bien aises — de gagner d’autres parages, et ils descendent sur nous — avec la bravoure de la peur, croyant, par cette fanfaronnade, — nous inculquer l’idée qu’ils ont du courage ; — mais ils n’en ont pas.


Entre un Messager.

LE MESSAGER.

Préparez-vous, généraux ; — l’ennemi arrive en masses martiales, — arborant l’enseigne sanglante du combat, — et il faut agir immédiatement.