Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/11

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INTRODUCTION





L’homme qui s’est appelé Shakespeare était bon, cordial, affable, tendre, bienveillant et bienfaisant. Tous ceux qui l’approchaient se sentaient entraînés vers lui par une insurmontable sympathie. « Son excessive candeur et sa douce nature devaient nécessairement engager la plus noble partie du monde à l’aimer. » Tous les documents qui nous sont parvenus confirment ce témoignage de Rowe, son premier biographe. La seule lettre à son adresse dont l’authenticité ne soit pas contestée est une demande de secours signée Ryc. Quyney, datée du 1er octobre 1598, et portant cette suscription : À mon aimable ami et compatriote Mr William Shakespeare. Plus heureux que Molière, il s’était fait aimer de ses camarades de théâtre ; sept ans après sa mort, Héminge et Condell, deux comédiens du Globe qui éditèrent l’infolio biblique de 1623, pleuraient encore « leur Shakespeare, un si digne ami et compagnon, » so worthy a friend and fellow as was our Shakespeare, dit l’épître dédi-