Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1872, tome 8.djvu/399

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et vous tous, mariés et mariées, — faites retomber en mesure vos groupes bondissant de joie.


JACQUES, à Jacques des Bois.

— Pardon, monsieur. Si je vous ai bien entendu, — le duc a embrassé la vie religieuse — et jeté au rebut les pompes de la cour.


JACQUES DES BOIS.

— Oui.


JACQUES.

C’est près de lui que je veux aller : avec ces convertis — il y a beaucoup de choses à apprendre et à recueillir.

Au vieux duc.

— Vous, je vous lègue à vos anciens honneurs, — que votre patience et votre vertu ont bien mérités.

À Orlando.

— Vous, à un amour dont votre constance est bien digne.

À Olivier.

— Vous, à vos domaines, à vos amours et à vos augustes alliés.

À Silvius.

— Vous, à un lit longuement et galamment conquis.

À Pierre de Touche.

— Et vous, aux querelles de ménage ; car pour votre voyage amoureux — vous n’avez que deux mois de vivres. Allez à vos plaisirs ; — il m’en faut, à moi, d’autres que la danse.


LE DUC.

Restez, Jacques, restez.


JACQUES.

— Je ne suis point fait pour ces passe-temps… Vos ordres, — je les attendrai dans votre caverne abandonnée.

Il sort.