Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 1.djvu/43

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guerite, si vous aviez vu l’homme qui capitulait ainsi pour son salut, vous n’auriez pu revenir de votre surprise. Ses membres étaient presque gelés, et son corps horriblement maigri par la fatigue et la souffrance. Je n’ai jamais vu d’homme dans un état aussi pitoyable. Nous essayâmes de le porter dans la chambre ; mais dès qu’il eut quitté le grand air, il s’évanouit. Nous le reportâmes donc sur le pont, et le rendîmes à la vie en le frottant d’eau-de-vie et en le forçant d’en avaler un peu. Dès qu’il montra signe de vie, nous eûmes soin de l’envelopper dans des couvertures, et de le placer auprès de la cheminée du poêle de cuisine. Il recouvra lentement