Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 2.djvu/143

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


bles, pour l’admirer, pour l’encourager ; et moi, je suis solitaire et détesté ».

» Telles étaient mes réflexions pendant mes momens de désespoir et de solitude ; mais, revenant à contempler les vertus des habitans de la chaumière, leur caractère aimable et bienveillant, je me persuadais que, lorsqu’ils connaîtraient mon admiration pour leurs vertus, ils auraient compassion de moi, et ne feraient pas attention à ma difformité personnelle. Pourraient-ils éloigner d’eux un être monstrueux, il est vrai, mais qui implorait leur compassion et leur amitié ? Je résolus, du moins, de ne pas désespérer, et, à tout événement, de me préparer à une entrevue qui