Page:Shelley - Frankenstein, ou le Prométhée moderne, trad. Saladin, tome 3.djvu/122

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car ce n’était qu’au moyen de cette potion, que je pouvais goûter le repos nécessaire à la conservation de la vie. Accablé par le souvenir de tous mes malheurs, je pris une double dose, et bientôt je m’endormis profondément : mais le sommeil me fit oublier ma misère ; mes rêves me présentèrent une foule d’objets dont je fus effrayé. Vers le matin, je fus attaqué d’une sorte de cauchemar ; je croyais être saisi par le démon qui me pressait le cou, sans que je pusse m’en délivrer ; des gémissemens et des cris retentissaient à mes oreilles. Mon père, qui veillait sur moi, vit mon agitation, me réveilla, et me montra le port de Holyhead, dans lequel nous entrions.