Page:Siefert - Les Stoïques, 1870.djvu/19

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Le sillage qui se referme
Marque seul la marche en avant.

O tristesse indéfinissable,
Accablement toujours nouveau !
Ne pas voir même un grain de sable,
Ne pas même entendre un écho !

Ici, rien que la mer sans grèves,
Là, rien que l’ombre des agrès ;
Rien à l’avenir que des rêves,
Rien au passé que des regrets !

La semaine suit la semaine,
Le flot que le flot submergea
Au gouffre dans sa chute emmène
Chaque heure qui sonne, & déjà

L’aube a d’éclatantes nuances,
Le soir des couchants orangés,
Flamboîments & phosphorescences
A nos ciels d’Europe étrangers.

Des formes d’astres inconnues,