Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/106

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PROMENADE.


Mon dieu ! n’est-il donc pas de chemin qui ramène
Au bonheur d’autrefois regretté si souvent ?
Théophile Gautier.     


Il faisait un jour blanc & tout chargé d’orage,
Les oiseaux accablés se taisaient sous l’ombrage,
Les herbes se tordaient au baiser du soleil ;
Dans les champs moissonnés les pailles inégales
Abritaient des cigales,
Dont le cri troublait seul l’universel sommeil.

Par les taons tourmentée, une vache à l’étable,
Au loin, de temps en temps, mugissait, lamentable,
Puis tout redevenait calme & silencieux.
Les chiens, collés au sol & la langue pendante,
Sous la chaleur ardente,
Restaient anéantis & n’ouvraient plus les yeux.