Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/127

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Quand il s’assied, il presse entre ses maigres doigts
Son front fier, écrasé par la misère humaine…
C’est ainsi qu’il respire une heure par semaine.


HIER.


II.

Rose comme une fleur de pommier au printemps,
Sous son petit bonnet de batiste empesée,
Naïve, confiante & de tout amusée,
Les yeux toujours emplis de beaux regards contents,

La lèvre toujours prête aux rires éclatants
Qui s’envolent au ciel ainsi qu’une fusée,
L’apprenti à son tour passe sous ma croisée
Au bras de son promis, beau garçon de vingt ans !

Dans sa petite main, une main qui travaille,
Elle tient un bouquet noué d’un brin de paille,
Qu’ils sont allés cueillir dans les champs reverdis.