Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/148

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Vous sûtes encor me blesser.
Ma main ne sera pas tremblante,
Comme lorsque, émue & brûlante,
En grand’hâte elle vous ouvrait.
Je le veux & serai ferme :…
Vous voyez bien que je referme,
Sans vous, votre petit coffret.

Tombez, tombez toutes au gouffre,
Le feu va vous anéantir…
Sans avouer ce que je souffre,
Je vous regarderai partir.
Vous voici toutes embrasées…
Enfin !… mes forces sont brisées,
Mais il fallait, voyez-vous ;
Purifié par cette flamme,
Votre souvenir, dans mon âme,
Restera meilleur & plus doux.

Adieu !… mon courage défaille…
Adieu rêves !… adieu chagrins !…
Devant mon œuvre je tressaille…
Allez-vous-en aux cieux sereins.
— Et maintenant, ô vent qui passe !