Page:Siefert - Rayons perdus.djvu/53

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POURQUOI ?


Pour la première fois, quittant votre air morose,
Vous m’avez, hier soir, donné le bras. Tandis
Que j’allais près de vous ainsi, comme jadis,
J’ai senti contre moi palpiter quelque chose.

Mon visage soudain est devenu tout rose ;
Vous m’avez demandé ce que j’avais, je dis
N’importe quoi… : Mon Dieu ! c’était mon paradis,
Dont la porte s’ouvrait quand je la croyais close.

J’écoutais, j’écoutais (hélas ! le saviez-vous ?)
Votre cœur, sous ma main, qui battait à grands coups,
Et je vous regardais, disant : Il ressuscite !