Page:Silvestre - Les Ailes d’or, 1891.djvu/252

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I

Dans le frisson d’argent des aubes attardées,
Octobre a mis l’adieu des chants et des parfums,
Des soleils endormis et des étés défunts
Couchés sous le linceul d’or des feuilles ridées.

De leur rêve déchu d’azur et de clarté
Les jours sont descendus, pleins de mélancolie,
Et je les vois s’asseoir sur la pourpre pâlie
Et les lis languissants de leur seuil attristé !