Page:Société agricole et scientifique de la Haute-Loire - Mémoires et procès-verbaux, 1879-1880, Tome 2.djvu/266

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


DE LA COMBUSTION SPONTANÉE
SURVENUE DANS LE REMBLAI DE LA VOIE FERRÉE
PRÈS DU VIADUC DES COMBES D’ESPALY


Pour faire connaître l’origine de la combustion spontanée survenue dans le remblai près le viaduc des Combes d’Espaly, phénomène qui a étonné beaucoup de personnes et que vous nous avez donné à étudier, nous croyons nécessaire de faire un peu l’histoire de cette partie du chemin de fer. Vous connaissez tous, Messieurs, la grande excavation que présente, au sortir de la ville, le soulèvement de terrain qui sépare la vallée de Dolaison de celle de la Borne, qui fait faire à la route de Saugues une si grande sinuosité et qu’on appelle en langage orographique Combe. Pour traverser le débouché de cette combe ou de ces combes, le chemin de fer a fait construire un grand viaduc à quatre arceaux pour le passage d’un chemin, pour l’écoulement des eaux à cours divers qui descendent de cet ensemble circulaire de vallons, et réuni ce viaduc par des remblais, de part et d’autre, à la voie ferrée qui côtoie, à une certaine hauteur, le flanc de la montagne. Ces remblais, et surtout le plus grand et le plus rapproché de la ville, le seul qui doive nous occuper, ont été faits à l’aide d’un emprunt sur la colline servant de base au plateau de Ronzon, et presque totalement constituée par une marne et une argile très calcaire utilisée comme matière première par les fabriques de chaux établies de temps immémorial dans la commune d’Espaly. La nature de cette matière