Page:Solleysel - Parfait mareschal - 5è éd., 1680 - tome 1.djvu/307

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Chap.
ⅽⅱ
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Apres avoir paré le pied, vous appliquerez de cette composition bien chaude dans le pied que vous éclisserez, puis autour du pied vous mettrez la remolade cy-apres seulement tiede, & reïtererez cinq ou six fois de deux jours l’un, faisant rechauffer le vieil cataplasme, & y mélant seulement un peu de nouveau, le tout appliqué bien chaudement ; s’il y a de l’amendement, vous pouvez cesser le cataplasme, sinon il faut continuer davantage.

Souvent il n’y a qu’un côté du pied qui se resserre, & le desséche si fort que toute la nourriture tombe sur l’autre quartier, & c’est toujours prés des talons des pieds de devant, & au quartier de dedans où cela arrive, comme à la partie la plus foible, les Chevaux en boittent tout-bas, parce que le petit pied est trop pressé par ce costé serré.

Donnez sept ou huit rayes de feu sur le quartier qui est serré, depuis la couronne jusqu’au fer, sans toucher le poil, mettez dans le pied le cataplasme cy-devant chaud & l’éclissez, & appliquez sur le quartier une remolade avec demie livre poix de Bourgogne, quatre onces de therebentine commune, deux onces d’huile d’olive, & suffisante quantité de farine fine pour époissir le tout continuez quelques jours cette remolade tiede, le talon ou le quartier s’élargiront, & le Cheval ne boittera plus.

Si tous ces remedes ne font pas assez d’éfet paiticulierement pour le quartier de dedans qui est trop serré, dessolez le Cheval, fendez la fourchette dans le milieu avec un bistory qui penetre jusques dans le paturon, emplissez cette fente avec beaucoup de plumaceaux, frottez avec tarc, miel & therebentine égalles parties mélez & cuits ensemble ; prenant garde qu’il ne faut mettre ces plumaceaux dans la fourchette, que lors que l’apareil est mis sur la sole & les élisses posées, lors il les faut mettre dans la ditte fente par le paturon, & bien emplir la fente pour la tenir large, ce qui fera tout un autre effet que si on l’avoit mis par dedans le pied. Cela élargira le quartier suffisamment, en suitte la solle venant à croistre le fortifiera & le soutiendra si on le ferre comme on doit.


CHAP.
ⅭⅢ.
Des Playes des Chevaux.


IL y a des Playes si legeres, qu’il ne faut que les tenir nettes pour les guérir ; il y a de douloureuses, qui estant negligées perdent

entierement un Cheval, mais qui estant pansées avec soin, & me-