Page:Stendhal - Lucien Leuwen, I, 1929, éd. Martineau.djvu/64

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LUCIEN LEUWEN



PREMIÈRE PARTIE.


    To the happy few.

Il y avait une fois une famille à Paris qui avait été préservée des idées vulgaires par son chef, lequel avait beaucoup d’esprit et de plus savait vouloir.

        Lord Byron.


Lecteur bénévole,


Écoutez le titre que je vous donne. En vérité, si vous n’étiez pas bénévole et disposé à prendre en bonne part les paroles ainsi que les actions des graves personnages que je vais vous présenter, si vous ne vouliez pas pardonner à l’auteur le manque d’emphase, le manque de but moral, etc…, etc., je ne vous conseillerais pas d’aller plus avant. Ce conte fut écrit en songeant à un petit nombre de lecteurs que je n’ai jamais vus et que je ne verrai point, ce dont bien me fâche :