Page:Stendhal - Promenades dans Rome, I, Lévy, 1853.djvu/11

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AVERTISSEMENT


Ce n’est pas un grand mérite, assurément, que d’avoir été six fois à Rome. J’ose rappeler cette petite circonstance, parce qu’elle me vaudra peut-être un peu de confiance de la part du lecteur.

L’auteur de cet itinéraire a un grand désavantage ; rien, ou presque rien, ne lui semble valoir la peine qu’on en parle avec gravité. Le dix-neuvième siècle pense tout le contraire, et a ses raisons pour cela. La liberté, en appelant à donner leur avis une infinité de braves gens qui n’ont pas le temps de se former un avis, met tout parleur dans la nécessité de prendre un air grave qui en impose au vulgaire, et que les sages pardonnent, vu la nécessité des temps.

Cet itinéraire n’aura donc point le pédantisme nécessaire. A cela-près, pourquoi ne mériterait-il pas d’être lu par le voyageur qui va devers Rome ? A défaut du talent et de l’éloquence qui lui manquent, l’auteur a mis beaucoup