Page:Stendhal - Promenades dans Rome, I, Lévy, 1853.djvu/70

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ŒUVRES DE STENDHAL.

lauterie avait beaucoup de part à leur entretien, et, le voyage resserrant les nœuds de Tamitië, « je ne manquerai pas, à mon arrivée à Milan, de vous présenter à ma maîtresse, » disait le négociant à son anù. On arrive à Loreto. Quelle ne fut pas la surprise dé Melchior Gioja quand il vit son ami tourner au sérieux tout à coup, dépenser vingt-deux napoléons d*or pour faire dire des messes pour le salut de sa maîtresse et pour sa bonne mort à lui, et emporter force chapelets ! Il ne reprit sa gaieté que vingt lieues plus loin, vers Pesaro. Je serais obligé de faire du style pour donner une idée de ce que nous éprouvions, malgré nous, en revenant, à une heure du malin, à travers le bois, de la villa Aldobimndini à Grotta-Frrrata. Je gâterais, en essayant de le peindre, ce divin mélange de volupté et dMvresse morale ; et, après tout, les habitants de rile-de-France ne pourraient me comprendre. Le climat est ici le plus grand des artistes. Jamais nous ne nous serions doutés de ceç sensations si nous avions vu Tltalie pendant Thiver, ou seulement si nous ussions restés dans Rome.

^’ septembre. — Nous sommes allés voir ce matin Téglisc de TÂnima, Ja Navicella, Sainte-Praxède et Sainte-Agnès. On peut se souvenir des églises de Rome en les classant d’après leur forme. 11 y en a quatre : Pasiliqiic.

O O O O

Panthéon.