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320 ÓŒUVRES DE STENDHAL.

neuf mois ; rien de plus faux suivaul les ëcrivaiDS protestauls. Les escaliers intérieurs sont modernes, au-dessus de cette pri-

  • son est la petite église de San-Giuseppe.

Ce soir, chez madame de T***, Taimable don F. C. s*est moqué de deux ou trois mauvais poètes ultra-libéraux. Ces messieurs copient en tout Alfieri, jusqu’à sa sotte colère contre les* Français. Àlfieri, tête étroite, ne pardonna jamais à cette révolution qui devait donner les deux chambres à FEu- rope et à TÂmérique de lui avoir confisqué à la barrière de Pantin quinze cents volumes reliés en veau. II me semble que tous ces mauvais poètes libéraux d’Italie ont la tête encore plus étroite que les Country squires Anglais. Ces rimeurs ne comprennent absolument rien que ce qu*ils ont lu dans Âlfieri et le Dante. Us haïssent tout le monde, mais je crois encore plus les Français que les Autrichiens.

Nous avons fait venir de Milan les partitions des ballets de Vigano. Ce grand homme avait choisi et arrangé les airs con- venables pour redoubler Teffet des passions que ses ballets re- présentent. Madame Lampugnani joue ces partitions d’une ma- nière admirable, et elles me semblent réussir beaucoup auprès du petit nombre d’amateurs véritables admis à nos soirées. Pour y avoir accès, il faut admirer Cimarosa d’une façon ridi- cule. Ce soir monseigneur N. me disait d’un air de triomphe, une Gazette de France à la main : « Votre gouvernement repré- sentatif parle sans cesse d’économies ; vous en agissez comme les fils de famille mauvais sujets, vous emprunterez tout l’em- pruniable et ne cesserez de vous livrer à de folles dépenses que loi^qu’on ne voudra plus vous prêter. » — Rien de plus vrai.

1’^ janvier 1829. — Depuis notre retour de Naples, nous avons vu plusieurs tableaux précieux que l’on a des raisons pour ne montrer à aucun voyageur. Nous devons cette faveur