Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/223

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par ses prétentions, se trouvait dans ce moment difficile où il ne tiendrait qu’à une jolie femme de n’être plus jeune. Cette pauvre femme rentre chez elle désespérée. Les sénateurs ses amis, sans lui rappeler le mot cruel, sont prêts, tant la chose était choquante, à trouver tort au maître, quand elle en parlera. Arrive M. de Laplace qui lui dit : « Mais, Madame, quelle idée d’aller prendre une robe de jeune fille ! Vous ne voulez pas absolument vieillir… mais vous n’êtes plus jeune… l’empereur a raison. » Pendant huit jours on ne parla que de ce trait de courtisan, et il faut convenir qu’il n’est pas gracieux et qu’il ne fit honneur ni au maître, ni au valet.