Page:Stendhal - Vie de Napoléon.djvu/33

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CHAPITRE VII


Quoique Napoléon ait dit à l’île d’Elbe qu’il continua à être bon républicain jusqu’à son expédition d’Égypte, quelques anecdotes racontées par le comte de Merveldt prouvent qu’à l’époque dont nous parlons, son républicanisme était déjà fort chancelant. Merveldt fut un des négociateurs autrichiens à Leoben et plus tard à Campo-Formio. Comme son premier intérêt était de faire tomber la République, il laissa entrevoir que le général Bonaparte était en position de se mettre à la tête de la France ou de l’Italie. Le général ne répondit pas, mais ne sembla pas du tout révolté ; il parla même de la tentative de gouverner la France par des corps représentatifs et des institutions républicaines, comme d’une simple expérience. Encouragé par ces dispositions, Merveldt hasarda, avec l’approbation de sa cour, de lui proposer une principauté en Allemagne. Le général répondit qu’il était flatté de cette offre, qui ne pouvait provenir que de l’opinion distinguée qu’on voulait bien avoir de