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CHAPITRE XI


On ne doit pas s’attendre à trouver ici cette suite de grandes actions militaires qui soumirent l’Égypte à Bonaparte. Les batailles du Caire, des Pyramides, d’Aboukir, ont besoin pour être comprises, d’une description de l’Égypte, et il faudrait donner une idée du courage sublime des Mamelouks. La plus grande difficulté était d’apprendre à nos troupes à leur résister[1].

En Égypte, Napoléon fit la guerre sur les mêmes principes qu’en Italie, mais dans un style plus oriental et plus despotique. Il avait affaire encore aux plus orgueilleux et aux plus féroces des nommes, à des gens à qui il ne manquait que l’aristocratie pour être des Romains. Il punit leurs perfidies avec une cruauté empruntée d’eux-mêmes. Les habitants du Caire se révoltent contre la garnison ; il ne se contente pas de faire un exemple de ceux qu’on avait pris les armes à la main. Il

  1. Description de l’Égypte dans Volney ; histoire militaire : le faible Martin, Berthier, Denon, Wilson, alors bien digne d’être un des écrivains de l’autorité.