Page:Stevens - Fables, 1857.djvu/52

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Il ne l’annonça pas à grand bruit de clairon ;
Pour moi, je tiens que c’est la crainte
Qui fut cause de sa contrainte.
Bref, après maint danger, mainte folle terreur,
Il parvint à revoir le logis de son maître,
Où, parmi les poulets qui faisaient son bonheur :
Il est encore vivant peut-être.

Pauvres gens qui courez vers de lointains climats
Sur les ailes de l’espérance,
Croyez-vous que votre indigence
Va s’y changer soudain en heureuse abondance
Quand vous ne savez même où diriger vos pas ?…
Voyez la triste destinée
De Mouflard périssant sous la griffe du loup…
Et n’oubliez jamais que toute âme bien née
Chérit son pays avant tout !…