Page:Stowe - Marion Jones.djvu/26

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droits des veuves et des orphelins ; ce à quoi le bon vieillard se contenta de répondre avec beaucoup de douceur :

— Bien, bien, miss Silence, vous jugerez mieux toutes ces choses avant peu ; ainsi il vaut mieux ne pas en dire davantage sur ce sujet. Et prenant son chapeau, il partit, laissant miss Silence extrêmement soulagée d’avoir déchargé sa conscience, mais affirmant qu’autant valait tirer un coup de fusil dans une balle de coton que de chercher à discuter avec M. Dudley. Malgré cela, elle n’irait pas, dit-elle, à cette partie, et Marion pas davantage.

— Mais, ma sœur, pourquoi pas ? dit la jeune fille ; je crois que j’irai. Et Marion dit ces mots avec une douceur si affirmative, que Silence en fut ébahie,

— Qu’avez-vous, Marion ? dit-elle ouvrant de grands yeux ; auriez-vous le cœur d’aller chez l’homme qui fait tout ce qu’il peut pour nous ruiner ?

— J’aime M. Dudley, répliqua Marion ; il a toujours été bon pour moi quand j’étais enfant, et je ne croirai pas qu’il soit devenu méchant depuis.

Lorsqu’une jeune personne affirme qu’elle