Page:Stowe - Marion Jones.djvu/31

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personnels qu’il avait acquis, le tout correspondant en points de ressemblance avec père, mère, grand’père, grand’mère, que les femmes âgées croient toujours retrouver dans la jeunesse.

Il eut bientôt reconnu parmi les jeunes ses anciennes camarades d’école, et ses campagnes dans les excursions d’été et les vendanges, et trouva aussitôt divers sujets inépuisables de conversation. Néanmoins, son œil errait parfois autour de la chambre, comme s’il lui manquait encore un de ses plus heureux souvenirs. Mais il s’anima tout à coup d’un éclair radieux en découvrant la longue et maigre figure de Silence ; étaient-ce bien les charmes séduisants de celle-ci, ou d’autres causes, qui mettaient tant de feu dans ses regards, c’est ce que le lecteur décidera en lui-même.

Mademoiselle Silence avait pris la ferme détermination de ne plus jamais adresser la parole au Père Mâchoire ni à aucun de sa race ; mais elle fut prise d’assaut par la franchise de l’abord du jeune homme, qui lui tendit la main comme à une vieille amie. Une fille de quarante ans ne pouvait résister à ce témoignage adressé par un beau jeune