Page:Stretser - Description de la Forêt noire, 1770.djvu/27

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CHAPITRE III.
De l’air, du sol, des rivières, canaux, etc. etc. etc.

On respire au Merryland un air très-varié ; il est extrêmement pur dans quelques cantons, et dans les autres grossier, même pestilenciel. On peut le dire semblable en général, à celui de la Hollande, presque toujours épais et chaud, à cause des fréquens brouillards qui s’élévent des différens lacs et canaux ; il ne déplaît pas aux habitans, quoiqu’il soit quelquefois peu salutaire. Dans les provinces les plus saines il convient à la jeunesse et aux tempéramens vigoureux ; mais il est véritablement pernicieux pour les vieillards et les pulmoniques, surtout s’ils le respirent trop souvent, en se laissant séduire par l’attrait enchanteur d’un lieu dont on peut dire avec Salomon.

O amour dans ton sein quels charmes tu renfermes !