Page:Sue - Le Juif errant - Tomes 9-10.djvu/151

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et à échapper ainsi à une condamnation à mort.

Il est inutile de rappeler les événements qui de la Pologne conduisirent le maréchal dans l’Inde et le ramenèrent à Paris après la révolution de juillet, époque à laquelle plusieurs de ses anciens compagnons d’armes sollicitèrent et obtinrent à son insu la confirmation du titre et du grade que l’empereur lui avait décernés avant Waterloo.

De retour à Paris, après son long exil, le maréchal Simon, malgré tout le bonheur qu’il éprouvait d’embrasser enfin ses filles, avait été profondément frappé en apprenant la mort de leur mère, qu’il adorait ; jusqu’au dernier moment, il avait espéré la retrouver à Paris ; sa déception fut affreuse, et il la ressentit cruellement, quoiqu’il cherchât de douces consolations dans la tendresse de ses enfants.

Bientôt un ferment de trouble, d’agitation, fut jeté dans sa vie par les machinations de Rodin.

Grâce aux secrètes menées du révérend père à la cour de Rome et à Vienne, un de ses émissaires, capable d’inspirer toute confiance par ses antécédents, et appuyant d’ailleurs ses paroles et ses propositions de témoignages, de preuves, de faits irrécusables, alla trouver le maréchal Simon et lui dit :