Page:Sue - Les mystères de Paris, 3è série, 1842.djvu/42

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

si j’avais effarouché ta ceinture, je serais restée avec toi après le coup ? Es-tu bête ! Bien sûr que je te l’aurais rincé, ton argent, si je l’avais pu ; mais foi de Chouette, tu m’aurais revue quand l’argent aurait été mangé, parce que tu me plais tout de même avec tes yeux blancs… brigand !… Voyons, sois donc gentil, ne t’ébrèche pas comme ça tes quenottes en les grinçant.

— On croirait qu’il casse des noix ! — dit Tortillard.

— Ah ! ah ! ah ! il a raison, le môme… Voyons, calme-toi, mon homme, et laisse-le rire, c’est de son âge !… Mais avoue que t’es pas juste : quand le grand homme en deuil, qui a l’air d’un croque-mort, m’a dit : « Il y a mille francs pour vous si vous enlevez une jeune fille qui est dans la ferme de Bouqueval, et si vous l’amenez à un endroit de la plaine Saint-Denis que je vous indiquerai, » réponds, fourline, est-ce que je ne t’ai pas tout de suite proposé d’être du coup, au lieu de choisir quelqu’un qui aurait vu clair ? C’est donc comme qui dirait l’aumône que je te fais… Car, excepté pour tenir la petite pen-