Page:Sue - Les mystères de Paris, 8è série, 1843.djvu/264

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nues, les engager à protéger ce malheureux jeune homme ?

– Mais quel est donc l’homme généreux et inconnu qui prend tant d’intérêt à mon sort ? — dit Germain de plus en plus surpris.

– Vous le saurez peut-être ; quant à moi j’en ignore. Pour revenir à ma conversation avec M. Rodolphe, pendant qu’il me parlait, il m’était venu une idée, mais une idée si farce, si farce, que je n’ai pas pu m’empêcher de rire devant lui.

« – Qu’avez-vous donc, mon garçon ? — me dit-il.

« – Dame, monsieur Rodolphe, je ris parce que je suis content, et je suis content parce que j’ai le moyen de mettre votre M. Germain à l’abri d’un mauvais coup de prisonniers, de lui donner un protecteur qui le défendra crânement ; car, une fois le jeune homme sous l’aile du cadet dont je vous parle, il n’y en aura pas un qui osera venir lui regarder sous le nez.

– Très-bien, mon garçon, et c’est sans doute un de vos anciens compagnons ?

– Juste, monsieur Rodolphe ; il est entré à