Page:Sue - Les mystères de Paris, 8è série, 1843.djvu/61

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– Pourquoi pas de respect tout de suite, comme à la fin d’une lettre… — dit Rigolette avec impatience. — Vous me trompez, ce n’est pas cela que vous vouliez dire… Vous vous êtes arrêté brusquement…

– Je vous assure…

– Vous m’assurez… vous m’assurez… je vous vois bien rougir à travers la grille… Est-ce que je ne suis pas votre petite amie, votre bonne camarade ? Pourquoi me cacher quelque chose ?… Soyez donc franc avec moi, dites-moi tout — ajouta timidement la grisette ; car elle n’attendait qu’un aveu de Germain pour lui dire naïvement, loyalement qu’elle l’aimait.

Honnête et généreux amour, que le malheur de Germain avait fait naître.

– Je vous assure — reprit le prisonnier avec un soupir — que je n’ai voulu rien dire de plus… que je ne vous cache rien !

– Fi ! le menteur ! — s’écria Rigolette en frappant du pied. — Eh bien ! vous voyez cette grande cravate de laine blanche que je vous apportais – elle la tira de son cabas ; — pour vous punir d’être si dissimulé, vous