Page:Sully Prudhomme - Poésies 1866-1872, 1872.djvu/216

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De leurs prisons mal transparentes
Ces flammes ont beau s’appeler,
Elles se sentent bien parentes,
Mais ne peuvent pas se mêler.

On dit qu’elles sont immortelles ;
Ah ! Mieux leur vaudrait vivre un jour,
Mais s’unir enfin !… dussent-elles
S’éteindre en épuisant l’amour !