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HISTOIRE DES CANADIENS-FRANÇAIS

Masquinongé ou Saint-Joseph : — deux lieues et demie de front que contient la dite seigneurie, à prendre du côté d’en bas, depuis le fief des Ursulines des Trois-Rivières, en remontant, jusqu’au fief du Chicot, ensemble les profondeurs de la dite seigneurie, et de celles du fief du sieur Cicard, étant au bout de la dite seigneurie, et sera la dite paroisse desservie, par voie de mission, jusqu’à ce qu’il y ait un nombre suffisant d’habitants pour fournir à la subsistance et entretien d’un curé.

Saint-Pierre, Gentilly, Cournoyer : — ces trois fiefs qui contiennent six lieues et demie d’étendue, à prendre du côté d’en bas, depuis le fief d’Échaillons, en remontant le long du fleuve, jusqu’au fief Dutort dit Lintot, savoir : le premier, deux lieues de front sur pareille profondeur ; le second, deux lieues et demie de front sur trois de profondeur ; et le troisième, deux lieues de front sur autant de profondeur, étant fort peu établis, seront desservis, par voie de mission, par le curé qui sera établi à Bécancour, jusqu’à ce qu’il y ait lieu de pouvoir y ériger des paroisses, à l’effet de laquelle mission il est permis aux habitants des dits fiefs de faire construire une chapelle dans le lieu le plus convenable pour leur commodité et celle du dit curé, dans laquelle chapelle le dit curé sera tenu d’aller leur dire une messe tous les mois, un jour de fête ou de dimanche, autant que faire se pourra, et d’y faire le catéchisme aux enfants.

Bécancourt ou la Nativité de la Sainte-Vierge et de Saint-Pierre : — deux lieues et trois quarts, savoir : un quart de lieue de front que contient le dit fief de Dutort dit Lintot, à prendre du côté d’en bas, depuis le fief de Cournoyer, en remontant jusqu’à Bécancourt, et deux lieues et demie de front que contient la dite seigneurie de Bécancourt, depuis Dutort, en remontant le long du fleuve, jusqu’au fief de Godefroy, ensemble les profondeurs renfermées dans ces bornes, à l’exception de ce qui est occupé par la mission des sauvages ; tant qu’elle y restera, le curé qui sera établi en la dite paroisse prendra trente cordes de bois par an, pour son chauffage, sur le domaine de la dite seigneurie, suivant les offres du dit sieur de Bécancourt, et desservira, par voie de mission, les fiefs de Cournoyer, Gentilly et Saint-Pierre, et sera tenu d’aller dire la messe dans la chapelle qui sera construite sur l’un des dits, fiefs, dans le lieu le plus commode, une fois tous les mois, un jour de fête ou de dimanche, autant que faire se pourra, et d’y faire le catéchisme aux enfants.

Godefroy et Tonnancourt : — ces deux fiefs qui contiennent ensemble une lieue un quart et neuf arpents de front, à prendre du côté d’en bas depuis Bécancourt, en remontant le long du fleuve, jusqu’au fief de Nicolet, savoir : le premier, trois quarts de lieue, et le second, cinquante arpents, seront desservis, par voie de mission, par le curé qui sera établi dans la paroisse qui sera érigée pour Nicolet et la baie Saint-Antoine, jusqu’à ce qu’il y ait sur ces fiefs un nombre suffisant d’habitants pour y ériger une paroisse.

Nicolet, l’île Moras et la baie Saint-Antoine : — sur les représentations des seigneurs et habitants des dits fiefs, et leurs offres de construire une église et un presbytère proche la ligne qui sépare Nicolet d’avec la baie Saint-Antoine, de donner au curé une étendue de terre pour son utilité et de lui laisser prendre, sur le domaine de la baie Saint-Antoine,