Page:Tailhade - À travers les grouins, 1899.djvu/174

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ques hymnes délicieux orchestrés à la manière de Polin.

Ovations plutôt modestes. Les lampes Popp du caboulot seules éclairèrent ce triomphe ; les pipes grésillantes servirent d’encensoir au nouveau Pétrarque. Cazals même fut l’unique Cimabuë qui, pour les âges à venir, consigna l’apothéose.

Verlaine mort, l’invention fit tache d’huile. Deschamps avec sa Plume interrogea les volailles dont elle était sortie. Moréas, le marchand de kakaouëts, perruche de Ronsard et sansonnet de Malherbe, offrit sa pacotille aux peuples ébaubis, héritier, avec son ami Maurras, de la gloire Vendômoise, l’un en ayant pris les vocables, l’autre la surdité.

Ces Bornibus de la chose rimée imposèrent à l’auteur d’Hérodiade un pavois métaphorique dont ils pensaient bien, quelque jour, faire leur chaise percée. Maurras entend par le nez ; Moréas ne rime que sur cahiers de bonnes expressions ; mais ils ont pour eux Barrès, Barrès de la tribu des édentés, Barrès qui, n’ayant ni la barbe ni les dons qu’elle implique, aime servir de duègne aux plus notoires fausses-couches.

Si hâtif, le deuil de Mallarmé revêt de crêpe nos mé-